
Information importante
Ce contenu est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil en assurance personnalisé. Les garanties et tarifs varient selon les assureurs et votre profil. Consultez les conditions générales de votre contrat avant toute souscription.
L’essentiel sur le tous risques en 4 points
- Le tous risques couvre vos dommages même si vous êtes responsable
- Malgré son nom, il comporte des exclusions (usure, défaut entretien…)
- Au-delà de 7-8 ans et moins de 6 000 € de cote, le surcoût devient rarement rentable
- Comparez les franchises et options, pas seulement le prix affiché
Ce que couvre vraiment une assurance tous risques (et ce qu’elle ne couvre pas)
Le terme « tous risques » est avant tout un argument commercial. Selon la fiche pratique Service-Public.fr, cette formule combine la responsabilité civile obligatoire et la plupart des garanties facultatives. La vraie différence avec une formule tiers ? La garantie dommages tous accidents. C’est elle qui vous indemnise même quand vous êtes responsable.
Mais soyons clairs : « tous risques » ne veut pas dire « tout est pris en charge ». Les exclusions existent, et elles sont nombreuses.

Ce que le tous risques ne couvre jamais
- L’usure normale et la vétusté des pièces
- Les pannes mécaniques liées au défaut d’entretien
- Les dommages en cas de conduite sous alcool ou stupéfiants
- Les sinistres avec un permis non valide
- Les fautes intentionnelles
Cette liste n’est pas exhaustive. Chaque contrat définit ses propres exclusions dans les conditions générales.
Dans ma pratique, l’erreur la plus fréquente que je rencontre : des conducteurs persuadés que leur tous risques couvre les pannes mécaniques. Non. Jamais. L’assurance couvre les sinistres, pas l’entretien que vous n’avez pas fait.
Je ne vais pas vous mentir : j’ai vu des clients découvrir après un refus d’indemnisation que leur sinistre tombait dans une exclusion. La conduite sous alcool, même avec un taux légèrement au-dessus du seuil légal, annule la prise en charge. Lisez vos conditions générales.
Tous risques, tiers+ ou tiers : le vrai calcul à faire selon votre véhicule
Voici le chiffre qui devrait guider votre réflexion : selon l’analyse MoneyVox sur l’assurance auto, le tarif médian pour une formule tous risques atteint environ 790 € en 2025 pour une voiture compacte.
En comparaison, la prime moyenne tous véhicules confondus s’établit à 480 € HT d’après l’étude 2024 de France Assureurs. L’écart dépasse souvent 300 € par an.
La question n’est pas « est-ce que le tous risques est bien ? ». La question, c’est : « est-ce que cet écart de 300 € est rentable pour MON véhicule ? »
Quelle formule pour votre véhicule ?
- Véhicule de moins de 5 ans ET cote supérieure à 10 000 €
Tous risques recommandé. L’indemnisation potentielle justifie le surcoût.
- Véhicule entre 5 et 8 ans ET cote entre 5 000 € et 10 000 €
Tous risques ou tiers+ selon votre usage. Calculez : si le surcoût annuel dépasse 5% de la cote, le tiers+ devient plus pertinent.
- Véhicule de plus de 8 ans ET cote inférieure à 5 000 €
Tiers+ généralement suffisant. Le surcoût du tous risques excède souvent l’indemnisation maximale possible.
- Véhicule de plus de 10 ans ET cote inférieure à 3 000 €
Tiers simple à envisager. Gardez l’argent économisé pour un éventuel remplacement.

J’ai accompagné Nadia l’année dernière. Elle avait 42 ans, une Mégane de 6 ans, et conservait religieusement son tous risques. Après un sinistre responsable – un accrochage sur un parking – elle a découvert que sa franchise de 500 € n’était pas négociable. Résultat : 2 100 € de réparations, 500 € à sa charge. Elle payait 850 € de tous risques par an pour un véhicule dont la cote Argus plafonnait à 7 000 €. Le calcul ne tenait plus.
Mon avis : au-delà de 7-8 ans et moins de 6 000 € de cote, le tous risques devient rarement rentable. Pour approfondir cette question du basculement, je vous invite à consulter cet article sur le choix tous risques ou tiers selon l’âge de votre véhicule.
Les options qui changent vraiment la donne (et celles qui gonflent la facture)
Les assureurs adorent vous vendre des options. Certaines valent le coup. D’autres sont du pur marketing. Voici mon tri après des années à décortiquer des contrats.
Options vraiment utiles
-
Véhicule de remplacement : indispensable si vous utilisez votre voiture pour le travail quotidien
-
Assistance panne 0 km : utile si vous stationnez loin de chez vous ou en parking souterrain
-
Rachat de franchise : pertinent si vous avez déjà eu plusieurs sinistres ou roulez beaucoup
Options souvent superflues
-
Protection juridique : souvent déjà incluse dans votre assurance habitation
-
Garantie effets personnels : rarement utilisée et plafonnée à quelques centaines d’euros
-
Valeur à neuf : coûteuse et très restrictive (souvent limitée aux 12 premiers mois)
Sur le terrain, je constate que les conducteurs sous-estiment l’option véhicule de remplacement. Quand votre voiture reste immobilisée 3 semaines au garage, la location coûte facilement 600 €. L’option, elle, tourne autour de 30 à 50 € par an.
Conseil pro : Avant de souscrire une protection juridique auto, vérifiez votre contrat habitation. Dans 70% des cas que je traite, elle est déjà incluse.
Pour une formule complète avec des garanties bien calibrées, des assureurs comme Matmut proposent une assurance auto tous risques rapide et économique permettant de personnaliser les options selon votre usage réel.
Vos questions sur l’assurance tous risques
Les mêmes questions reviennent dans mon cabinet. Voici les réponses directes, sans jargon.
Est-ce que le tous risques couvre le vol à la roulotte ?
Oui, généralement. Mais attention aux conditions : certains contrats exigent des traces d’effraction visibles. Si vous avez oublié de verrouiller, l’indemnisation peut être refusée. Vérifiez aussi le plafond, souvent limité à 300-500 € pour les objets volés.
Suis-je remboursé si je percute un animal sauvage ?
Avec un tous risques, oui. C’est la garantie dommages tous accidents qui intervient. En tiers simple, vous n’êtes pas couvert. En tiers+, ça dépend : certaines formules incluent une garantie « collision avec animal », d’autres non.
Puis-je garder mon bonus après un sinistre responsable en tous risques ?
Non. Le bonus-malus s’applique indépendamment de la formule choisie. Un sinistre responsable fait monter votre coefficient, tous risques ou pas. La seule différence : en tous risques, VOS dommages sont indemnisés.
La garantie bris de glace inclut-elle les phares et rétroviseurs ?
Ça dépend du contrat. Certains se limitent au pare-brise, lunette arrière et vitres latérales. D’autres incluent phares, rétroviseurs et toit ouvrant. Lisez les conditions générales ou demandez explicitement à votre assureur.
Que se passe-t-il si ma voiture est incendiée ?
La garantie incendie est incluse dans le tous risques. Vous êtes indemnisé à hauteur de la valeur vénale du véhicule au jour du sinistre, moins la franchise éventuelle. En cas de destruction totale, l’assureur récupère l’épave.
Un point que beaucoup ignorent : selon le guide pratique Ornikar, vous disposez de 5 jours ouvrés pour déclarer un accident, mais seulement 2 jours ouvrés en cas de vol. Dépassez ce délai, et votre assureur peut refuser l’indemnisation.
-
Sinistre : sécurisez la zone et relevez les informations -
Date limite déclaration accident (2 jours pour vol) -
Passage de l’expert si dommages supérieurs à 700 € -
Proposition d’indemnisation de l’assureur
Si vous n’êtes pas satisfait de votre assurance actuelle, sachez que depuis la loi Hamon, vous pouvez résilier à tout moment après la première année. Pour optimiser votre changement, une demande de plusieurs devis vous permettra de faire jouer la concurrence efficacement.
Ce qu’il faut retenir avant de choisir
Le tous risques n’est ni bon ni mauvais en soi. C’est une question de cohérence entre le coût de la prime, la valeur de votre véhicule et votre capacité à absorber une perte sèche.
Votre plan d’action avant de souscrire
-
Vérifiez la cote Argus de votre véhicule : si elle est inférieure à 5 000 €, questionnez le tous risques
-
Comparez les franchises, pas seulement les primes affichées
-
Listez vos options actuelles et éliminez les doublons avec votre assurance habitation
-
Demandez au moins 3 devis pour avoir un vrai point de comparaison
La prochaine étape pour vous : prenez 10 minutes pour calculer le ratio entre votre prime annuelle et la cote de votre véhicule. Si ce ratio dépasse 12-15%, il est peut-être temps de reconsidérer votre formule.
Ce que cet article ne peut pas couvrir
- Les garanties et exclusions varient significativement d’un assureur à l’autre
- Les tarifs indiqués sont des moyennes nationales qui dépendent de votre profil conducteur
- Seule la lecture des conditions générales de votre contrat fait foi
En cas de doute, consultez un courtier en assurances ou le service client de votre assureur pour une analyse personnalisée de votre situation.